A propos du hedgeblog

Je me présente, je m’appelle Hedgie...

Bonjour vous, hé… bonjour !

Vous vous demandez qui ose vous interpeller ainsi ?
Hé bien, devinez :
                 J’ai la vue basse. Normal, je vis au ras du sol.
                 Je ne mets jamais en colère, mais en boule.
                 Ma vie est comme mon dos, elle ne manque pas de piquant(s).
                 Je suis, je suis, je suis…
                                                                                     Réponse : nu nossirèh

Bravo, vous avez trouvé.
Mais une espèce bien particulière de hérisson : de celle qui a des choses à dire !
Et ce n’est pas parce que je suis petit qu’il ne faut pas m’écouter, hein !
Hé, mais… hé, ne partez pas. Attendez ! Heu… vous connaissez la blague du p’tit hérisson ?
Non ? Ça vous dit de l’entendre ?
Alors, c’est parti.
C’est l’histoire d’un camarade à moi, tout mignon et bien myope, qui redescend, confus et le rouge aux joues, d’une éponge grattoir en disant : « Je vous prie de m’excuser, madame, je me suis trompé. »


Hé, vous ! les hommes,
faites attention à nous.

J’en fais des tonnes ? Vous trouvez ?
Bah ! c’est sans doute pour vous donner à comprendre que j’existe, que j’ai droit moi aussi à un peu de considération humaine. Car les faits sont là : au mieux, les hommes m’ignorent, au pire, ils cherche à m’écraser de leur superbe et de… leurs belles voitures.
Si, si ! ils peuvent faire les deux. Tout à la fois hautains et destructeurs. Ho, pas qu’avec moi, bien sûr ! Discutez avec un panda roux ou un ours blanc quand vous en croiserez un, vous verrez ce qu’ils vous disent. Et les arbres, plantes et autres végétaux, eux aussi, vous en apprendraient de belles ! A croire que l’Homme, se prenant pour un sorcier, s’amuse à nous faire disparaitre à coups de baguette chimique et technologique ! Quel piètre magicien ; il ne connait pas la formule pour nous faire réapparaitre.
Je ne veux pas m’énerver, mais bon dieu, ça me met en boule quand je traverse des champs aspergés de désherbants, ça me hérisse lorsque se dresse devant moi un tas d’immondices jetés dans un coin de forêt. Et je grincaille dès que j’aperçois mes amis les poissons faire la planche dans un cours d’eau pollué.
Un jour qu’on se baladait, Col, un copain colibri, m’a dit que ce n’était pas bon pour ma tension de hérisson de m’emporter ainsi, et que ça ne servait bien souvent à rien. « Le remède est dans l’action, à ton niveau » il a murmuré.
Nous avons continué à cheminer. En silence. Mes pas m’ont amené à la rivière, et ses paroles à réfléchir. Il avait raison : au risque d’accentuer le réchauffement climatique, s’échauffer les sangs était bien inutile. Mais alors, que pouvais-je faire d’autre ? J’ai cherché. Le remède est dans l’action, m’avait dit Col, à ton niveau. J’ai cherché, cherché encore. Et j’ai trouvé : j’allais écrire ce que j’avais sur le cœur, partant du principe que quand ça m’irrite, ça mérite… que j’en parle.
« Ce faisant, tu feras ta part » a ajouté mon oiseau-mouche préféré. Pour ma part, je ne voyais pas ce qu’un faisan venait faire ici mais, poli, je n’ai rien dit, juste acquiescé.

Alors, pour faire ma part, j’ai décidé de créer un blog.

Un. Pour dire aux humains qu’on est pareil, les arbres, les plantes, les animaux et eux : chacun à son niveau, un pan du vivant. On devrait donc pouvoir se comprendre, vivre ensemble, main dans la patte.
Deux. Pour leur demander d’arrêter de détruire à tout-va, et leur rappeler qu’on a qu’une planète, et qu’il faut en prendre soin. Allez savoir pourquoi, ils l’ont oublié.
Enfin, pas tous.
Pour tout vous dire, je ne l’ai pas monté tout seul ce blog. Je me suis fait aider… par un homme. Je sais ce que vous allez me dire : « Ben, tu vois, ils ne sont pas tous inhumains ! » C’est vrai, et ça m’a rassuré.

Alors, associés ?

Comment on s’est connu, lui et moi ?
Comme souvent, je trottinais aux côtés de mon inséparable pote Col, me demandant comment j’allais bien pouvoir faire mon blog, quand on l’a vu, allongé dans l’herbe, le nez au vent et les yeux dans le vague des nuages. Alerté par le bruit de nos pas, il a tourné la tête vers nous, et a souri. Col m’a soufflé : « C’est un signe ! »
Allons bon, après le faisan, l’oiseau blanc ! A nouveau, je n’ai rien dit, un peu inquiet tout de même.
Il s’est dressé sur un coude pour mieux nous observer. Il avait le cheveux court et le regard franc. Des binocles sur le nez. Il s’est présenté à moi : « Thierry ». « Hedge » j’ai répondu. Doucement, sa main s’est approchée de moi. Je l’ai saisie. Sans rien savoir encore du lien qui déjà m’unissait à lui.
Ce lien je l’ai compris bien plus tard, un jour où, déjeunant ensemble, j’ai découvert (oui, pour un hérisson, je mange proprement, mais ce n’est pas le sujet), quand j’ai découvert, dis-je, que Thierry était sagittaire : un homme à demi animal ! On ne pouvait dès lors que mieux se comprendre lui et moi !
Mi cheval, mi humain. My… ope aussi (ce qui contribua sans doute à nous rapprocher encore).
Entre nous, une amitié était née. Née d’un signe, fut-il astrologique. Finalement, Col avait raison.
On s’est trouvé par la suite un autre point commun : lui non plus n’appréciait pas la façon dont la planète était traitée par ses congénères. C’est là que je lui ai parlé de mon idée de blog et de mes difficultés à ce sujet. « Mon rayon, il est plutôt de lune, lui ai-je confié, il faut m’aider. May day, may day.
— Tape-là ta patte, on fait un pacte » qu’il m’a dit.
Oui, c’est par ses mots, qu’emballé par le projet, Thierry, franc-comtois de naissance, le jura sien.
On avait du pain sur la planche, alors j’ai mis la patte dans le pain et lui la main à la pâte. Thierry s’est retroussé les manches, et moi, comme j’avais du mal, les babines seulement.
La répartition des rôles ? A lui, le cambouis informatique, à moi, la tâche d’écrire les articles.

On a fait un bébé tous les deux !

C’est ainsi qu’est né le blog du Hedgehog. Ça veut dire hérisson en anglais, et c’est bien pour la rime.
Vous y découvrirez mes coups de gueule… de hérisson pour la planète. Mon crédo : quand ça va pas, faut le dire, et quand ça va, faut pas se terre. C’est pourquoi je parlerai aussi des belles actions des hommes en faveur de mère Nature.
Vous y trouverez également des nouvelles de mon ami Thierry. Pas celles sur son état de santé ou ses dernières vacances (sauf si, bien sûr, ça vous intéresse), mais celles qu’il écrits quand il en a envie. Des histoires courtes ou longues, écologiques ou non, humoristiques ou plus sérieuses. Si le cœur vous en dit et l’envie vous prend (oui, elles peuvent même se lire dans les toilettes), allez jeter un coup d’œil. Et laissez un commentaire. Il vous répondra, promis.

Bonne lecture.


Hedgie